- Sylvie GAMBETTI est née à Fontainebleau en 1960. Passionnée par le dessin depuis l'enfance, elle découvre l'argile en 1994
à travers la technique du modelage. La sculpture sur terre l'inspire, elle passe à la création de ses propres oeuvres.
- Denis LINTZ est né à Metz en 1953, rien ne le prédestine à l'art. Des rencontres passionnantes vont jalonner son existence : la photographie, la peinture et la taille directe sur pierre et marbre.
Ils se rencontrent en 1995. Tous deux autodidactes, ils vont se lier pour une passion commune : l’Art. Depuis plus de 15 ans
ils exposent dans leur région, la Lorraine.
Toutes leurs réalisations sont des compositions uniques.
La recherche artistique est essentiellement introspective.
La matière, les médiums, sont utilisés librement, suivant leur inspiration.
L’artiste invente, suit des lignes invisibles, elles guident sa main, le geste est libéré.
Les messages s’effacent au profit du rêve et la fin s’impose d’elle-même, sans rien ajouter au risque de tout détruire.
La connotation des œuvres, essentiellement abstraites, laissera place aux interprétations les plus diverses stimulant ainsi l’imaginaire du spectateur.
Aujourd’hui, leur expression artistique fait une large place à l’écriture sous toutes ses formes : poèmes libres, haïkus,
tankas, citations, maximes, nouvelles …
La page de papier blanc offre aux auteurs un nouveau support de création où la consonance et la rime complètent la composition et la forme picturale.
La
poésie est le médium qui marque au plus juste la sensibilité de Denis Lintz, son âme d’enfant-poète et sa compassion infinie
pour tout ce qui est vivant. Les poèmes sont le plus souvent écrits en prose, dans une tonalité grave et lyrique avec un caractère sacré prédominant.
La
Nature est le cadre essentiel, enivrant et précieux, où viennent jouer les rimes du cœur. La rêverie accompagne la mélodie de ses vers
mais lorsqu’il s’agit de l’évolution de la société et de la conscience humaine menacée, sa plume se teinte d’indignation et d’affliction.
Le
haïku, poème bref d’origine japonaise, est devenu pour Denis Lintz une forme de pensée quotidienne qui va à l’essentiel,
dépouille l’émotion pour n’offrir au lecteur que le sublime de l’instant dans ce qu’il a de plus ordinaire.
Sylvie Gambetti trouve dans les formes littéraires comme le
récit, la
nouvelle ou l’
essai, un espace d’expression plus large où se mêlent
pensée philosophique et langage poétique personnel. L’interrogation, soutenue par sa perception sensible, anime la réflexion ou l’expérience individuelle
et participe pleinement à la narration. Le langage exprime le rapport aux autres et à soi-même. Il créé un lieu ou la pensée décomposée, explorée,
s’invente et s’écrit dans de multiples histoires humaines, réalistes ou idéales.